L’évacuation de la place de la République : symbole d’une politique de la honte sur l’accueil !
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Évacuation sans ménagement de personnes encore allongées dans leurs tentes, violences policières à l’encontre de réfugiés, de leurs soutiens et des journalistes, utilisation de gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement : l’usage de la force a été totalement disproportionné. “Ces images choquantes révèlent  la gestion totalement inhumaine dont font preuves les autorités à l’encontre des personnes réfugiées en situation d’errance et de détresse » dénoncent Emma Ayout et Antoine Alibert, co-secrétaires d’Europe Écologie les Verts Paris avant d’ajouter : “Nous réclamons que ces violences fassent l’objet d’une enquête et que des sanctions soient prises. Le maintien en place du préfet Lallement se pose quand son propre ministre de tutelle, Gérald Darmanin, reconnaît des dérapages”.

Les événements d’hier soir sur la place de la République ne constituent pas un coup médiatique isolé de la part des associations. Cela fait plusieurs années que la préfecture de Paris a pour seule stratégie d’empêcher toute installation de campement sur la capitale, repoussant les demandeurs d’asile vers la Seine-Saint-Denis. 2020 a été le témoin d’une succession de démantèlements  de campements le long du canal Saint-Denis. Le dernier en date est celui du mardi 17 novembre, encore réalisé avec amateurisme, Porte de Paris à Saint-Denis, à l’issue duquel plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sans solution d’hébergement. 

Depuis, ces personnes sont condamnées à errer dans le nord de la capitale où elles sont systématiquement empêchées de s’installer. « Plutôt que de poursuivre ce qui s’apparente à une politique de chasse à l’homme, nous réclamons que les autorités proposent des solutions concrètes et durables de mise à l’abri et de prise en charge pour ces personnes” concluent les co-secrétaires d’Eelv Paris.

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